Avec la crise sanitaire, certains semblent aujourd’hui redécouvrir l’importance de secteurs d’activités sans lesquels il n’est pas possible de vivre ensemble voire de vivre « tout court ». On pense bien évidemment aux métiers de la santé dont les professionnels sont très justement et très chaleureusement applaudis tous les soirs, à 20 heures.

D’autres secteurs, d’autres métiers apparaissent tout aussi essentiels. L’agro-alimentaire bien sûr, avec le monde agricole et l’ensemble de la chaîne logistique et de distribution, du producteur au commerce, qui l’accompagne. Il faut produire puis contrôler puis emballer puis transporter puis vendre les produits qui finissent dans nos frigos.

Essentiels aussi les métiers du transport et de la logistique. Qu’il s’agisse des ambulanciers, des routiers, des conducteurs de bus ou des convoyeurs de fonds, nous mesurons aujourd’hui à quel point ces travailleurs sont indispensables à notre « bien vivre ensemble ». Pensons aussi aux livreurs « ubérisés » dont la santé au travail préoccupe généralement peu les plateformes. Aujourd’hui mobilisés pour satisfaire nos besoins, ils s’exposent d’autant plus au risque de contamination qu’ils bénéficient rarement d’équipements adaptés.

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